Voici une bonne nouvelle pour une fois : le NO2 en ville baisse vraiment. −48 % en Île-de-France entre 2005 et 2022. C'est la meilleure nouvelle sanitaire de la dernière décennie en matière de qualité de l'air urbain. Mais voici la mauvaise : dans certains canyons urbains, les niveaux restent encore au-dessus des seuils OMS, et la France continue de payer une astreinte de 10 millions d'euros semestriels à la CJUE pour manquement.
Ce qu'est vraiment le NO2
Le dioxyde d'azote est un gaz brun-acre, produit principalement par la combustion à haute température dans les moteurs. Dans les villes, il a une caractéristique marquée : il est très localisé. Les concentrations chutent d'un ordre de grandeur en 200 mètres à partir d'un axe passant. Rue parallèle à 200 mètres = exposition radicalement différente.
L'électrification porte ses fruits… surtout en dehors des axes
La sortie progressive des véhicules diesel Euro 3-4 les plus anciens est le principal moteur de la baisse. Dans les quartiers résidentiels, l'amélioration est notable. Mais sur les axes à fort trafic lourd - camions, bus, engins de chantier - les niveaux restent élevés. Les ZFE (zones à faibles émissions) sont l'outil principal de mise en conformité, mais leur application reste politiquement contestée.
Comment ClearSpot traite le NO2
Notre module air traite le NO2 séparément des PM2.5, parce que leurs comportements diffèrent. Une cellule peut être "clear" pour les PM2.5 à l'échelle annuelle et "not clear" pour le NO2 un matin de semaine sur un axe passant. Les deux verdicts sont affichés dans le tableau de bord. La pastille principale ne passe en "not clear" que si l'un ou l'autre polluant dépasse son seuil.
- Seuil NO2 court terme : 25 µg/m³ (moyenne glissante 1h, guide OMS 2021)
- Seuil NO2 annuel : 10 µg/m³ (guide OMS 2021)
- Fréquence de mise à jour : 15 minutes depuis OpenAQ, horaire depuis Atmo France